Fait inédit en séance du CE le 27 juillet dernier avec la Direction, celle-ci a décidé délibérément de prendre part au vote du secrétaire du CE de Microsoft France afin de trancher entre 2 candidats risquant d'arriver ex aequo au poste de secrétaire. En clair, la Direction a choisi le secrétaire de CE à la place des salariés! Les sections CFE-CGC et CFTC sont déçues de cet acte car nous souhaitions démarrer le nouveau mandat de 3 ans dans un état d'esprit constructif avec la Direction. Nous avons décidé de communiquer en intersyndicale autour de cet événement.
Pour rappel, les listes CFE-CGE et CFTC ont obtenu le 25 juin dernier au 2nd tour des élections des membres titulaires du CE plus de 56% des votes à elles deux, et plus de 68% pour les délégués du personnel (DP), soit une très large majorité. Or la direction n’a pas voulu tenir compte du résultat des urnes ! Elle a voté contre notre candidat au poste de secrétaire en votant pour le candidat CFDT pour les 3 ans à venir ! Par cet acte, la Direction a passé outre les choix exprimés par les salariés !
L’intersyndicale dénonce à la fois :
- Ce procédé, l’usage du vote de la Direction n’ayant jamais été évoqué auparavant,
- Le favoritisme évident de la Direction pour la CFDT, qui n’a exprimé aucune désapprobation ni même réserve,
- Mais aussi la discrimination syndicale.
C’est un tournant important et unique dans l’histoire sociale de Microsoft France qui fait craindre des pratiques tout aussi déloyales de la part de la direction notamment à l'occasion du futur déménagement à Issy-les-Moulineaux début 2009.
La CFE-CGC, et au besoin l’intersyndicale, sera vigilante !
jeudi 18 octobre 2007
jeudi 7 septembre 2006
Faut-il « signer » sa review ou pas ?
En cette période où les managers postent les formulaires de review de leurs collaborateurs sur l’intranet et où il est demandé aux salariés de valider électroniquement le fait qu’il ont pris connaissance du contenu du formulaire de review, les salariés de Microsoft France nous posent souvent la question :
« Si je ne suis pas d’accord avec les commentaires de review de mon manager qui sont dans le document posté sur l’intranet, est-ce que je peux exprimer mon désaccord en refusant de signer cette review ? »
La réponse de nos juristes est la suivante :
Dans le cadre de ce process interne où l’on appelle « signature » le fait d’avoir pris connaissance du contenu d’un document (cf réponse de la direction aux questions des DP de septembre 2005), cette « signature » ne signifie pas implicitement que l’on est d’accord avec le contenu du document. De même que l’absence de « signature » ne signifie pas implicitement que le salarié n’est pas d’accord.
Lorsqu’un salarié n’est pas d’accord avec le contenu de sa review, il est indispensable qu’il l’exprime explicitement par écrit à son manager, dans un email par exemple, ou dans un courrier LRAR afin que son désaccord soit argumenté et détaillé de façon officielle. Parallèlement, rien ne l’empêche de « signer » sa review sur l’intranet comme la direction le lui demande.
A noter cependant que la direction précise (réponse de la direction aux questions des DP de septembre 2005) que « s’il y a désaccord entre le manager et le collaborateur sur le contenu du formulaire, les commentaires généraux (en fin de formulaire) permettent de faire apparaître chaque position. » sachant que l’outil //eval permet aux managers de reposter une deuxième version d’un document de review déjà posté.
« Si je ne suis pas d’accord avec les commentaires de review de mon manager qui sont dans le document posté sur l’intranet, est-ce que je peux exprimer mon désaccord en refusant de signer cette review ? »
La réponse de nos juristes est la suivante :
Dans le cadre de ce process interne où l’on appelle « signature » le fait d’avoir pris connaissance du contenu d’un document (cf réponse de la direction aux questions des DP de septembre 2005), cette « signature » ne signifie pas implicitement que l’on est d’accord avec le contenu du document. De même que l’absence de « signature » ne signifie pas implicitement que le salarié n’est pas d’accord.
Lorsqu’un salarié n’est pas d’accord avec le contenu de sa review, il est indispensable qu’il l’exprime explicitement par écrit à son manager, dans un email par exemple, ou dans un courrier LRAR afin que son désaccord soit argumenté et détaillé de façon officielle. Parallèlement, rien ne l’empêche de « signer » sa review sur l’intranet comme la direction le lui demande.
A noter cependant que la direction précise (réponse de la direction aux questions des DP de septembre 2005) que « s’il y a désaccord entre le manager et le collaborateur sur le contenu du formulaire, les commentaires généraux (en fin de formulaire) permettent de faire apparaître chaque position. » sachant que l’outil //eval permet aux managers de reposter une deuxième version d’un document de review déjà posté.
mercredi 28 juin 2006
Harcèlement moral…
Si vous avez des questions, si vous souhaitez en savoir plus sur cette question, votre déléguée syndicale a suivi une formation sur le harcèlement moral et peut vous renseigner. N’hésirez pas à la solliciter sur cfecgc.microsoft@gmail.com
Les salariés MSN entassés dans leurs locaux de prestige du 7ème arrondissement
Victimes du succès de MSN et de l’augmentation régulière des effectifs, les personnes de MSN travaillent actuellement en sur-densité dans les open space.
Initialement, lorsque l'équipe MSN s’est installée rue de l’Université en 2003, dans le très chic 7ème arrondissement, ils n’étaient qu’un tiers de l’effectif actuel et la direction anticipait une croissance modérée de cet effectif.
Aujourd’hui, la situation est intenable depuis plusieurs mois et les salariés sont installés jusqu’à 4 sur des bureaux prévus pour 2 soit avec moins de 5 m² par personne[1]. Selon la norme AFNOR, la surface minimale recommandée de l'espace individuel est de 10 m² par personne, que le bureau soit individuel ou collectif. De plus, une salle de réunion a été transformée en bureaux de passage et les salariés sont invités à travailler depuis chez eux s’ils le peuvent.
Compte tenu du nombre de postes en recrutement (la CFE-CGC se réjouit de cette tendance!), la situation va continuer à s’aggraver jusqu’à début octobre 2006, date à laquelle une extension des locaux va être mise en place.
« Soulagement » pensez-vous sans doute !
Hélas, la surface ne remontera même pas au niveau des 10 m² par personne de la norme AFNOR et compte tenu de la croissance annoncée de l’activité, la CFE-CGC craint que le soulagement ne soit de courte durée et qu’on voie inexorablement les open space se redensifier . C’est pourquoi le CHSCT et le CE, consultés sur ces nouveaux aménagements ont émis ce 15 juin un avis défavorable.
La CFE-CGC est inquiète sur les conditions de travail actuelles des salariés MSN et sur l’évolution de ces conditions. Elle restera vigilante.
« Diriger c’est prévoir », apparemment la direction Microsoft France sait mieux planifier les licenciements[2] que les embauches et leurs conséquences…
[1] Selon la recommandation de la norme AFNOR NF X 35-102, la surface minimale recommandée de l'espace à destination individuelle est de 10 m2 par personne, que le bureau soit individuel ou collectif.
Cette surface n’inclut pas les salles de réunion, les locaux informatiques, espaces reprographie, cafétérias, toilettes, couloirs, zones d’accueils, etc.
[2] Voir l’article plus dans ce blog « Steve Ballmer expose son objectif, virer 6,5% des salariés chaque année »
Initialement, lorsque l'équipe MSN s’est installée rue de l’Université en 2003, dans le très chic 7ème arrondissement, ils n’étaient qu’un tiers de l’effectif actuel et la direction anticipait une croissance modérée de cet effectif.
Aujourd’hui, la situation est intenable depuis plusieurs mois et les salariés sont installés jusqu’à 4 sur des bureaux prévus pour 2 soit avec moins de 5 m² par personne[1]. Selon la norme AFNOR, la surface minimale recommandée de l'espace individuel est de 10 m² par personne, que le bureau soit individuel ou collectif. De plus, une salle de réunion a été transformée en bureaux de passage et les salariés sont invités à travailler depuis chez eux s’ils le peuvent.
Compte tenu du nombre de postes en recrutement (la CFE-CGC se réjouit de cette tendance!), la situation va continuer à s’aggraver jusqu’à début octobre 2006, date à laquelle une extension des locaux va être mise en place.
« Soulagement » pensez-vous sans doute !
Hélas, la surface ne remontera même pas au niveau des 10 m² par personne de la norme AFNOR et compte tenu de la croissance annoncée de l’activité, la CFE-CGC craint que le soulagement ne soit de courte durée et qu’on voie inexorablement les open space se redensifier . C’est pourquoi le CHSCT et le CE, consultés sur ces nouveaux aménagements ont émis ce 15 juin un avis défavorable.
La CFE-CGC est inquiète sur les conditions de travail actuelles des salariés MSN et sur l’évolution de ces conditions. Elle restera vigilante.
« Diriger c’est prévoir », apparemment la direction Microsoft France sait mieux planifier les licenciements[2] que les embauches et leurs conséquences…
[1] Selon la recommandation de la norme AFNOR NF X 35-102, la surface minimale recommandée de l'espace à destination individuelle est de 10 m2 par personne, que le bureau soit individuel ou collectif.
Cette surface n’inclut pas les salles de réunion, les locaux informatiques, espaces reprographie, cafétérias, toilettes, couloirs, zones d’accueils, etc.
[2] Voir l’article plus dans ce blog « Steve Ballmer expose son objectif, virer 6,5% des salariés chaque année »
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